Un brin d’Andalousie au Sommet

La danse, la culture et l’histoire sont des partenaires inséparables dont les mouvements donnent vie aux personnages et acteurs. Au Sommet, les classes de danse et d’espagnol ont eu la chance de goûter à cet heureux mariage avec un atelier de flamenco donné par la danseuse Georgia Pettit et le percussionniste Alberto Ponce De Leon.

Par Stéphane Lajoie, agent d’animation culturelle

Cette danse folklorique qui puise ses origines au cœur de la culture gitane du Sud de l’Espagne s’est transformée au fil du temps, tout en gardant sa classique joie de vivre et son improvisation endiablée. Une danse au sang chaud, elle a grandi au rythme de l’empire espagnol, foulant le sol de l’Amérique pour y trouver une voie nouvelle.

Tout comme le bluegrass des Appalaches aux États-Unis, le flamenco est un art qui a embrasé la classe ouvrière, devenant un cri du cœur pour se sortir de la torpeur. En cercle invitant, le flamenco était un outil de rassemblement, la raison d’être d’un défoulement artistique plus que nécessaire.

Fierté de l’Andalousie, le flamenco est un atout important pour la troupe de danse du Sommet, lui ouvrant la porte à une rigueur rythmique où l’improvisation côtoie jalousement les mouvements classiques et une complicité sans égal avec la voix et la musique.

Chacun y trouve sa place et tous se joignent au cercle vêtus de leurs plus beaux habits. Autour, la foule ajoute à la fête, changeant le rythme par ses encouragements. Plus qu’une simple danse, le flamenco est un état d’âme qui transporte les participants loin des nuages sombres, rappelant, ne serait-ce que pour un instant, que la vie vaut la peine d’être vécue sans retenue.

La danseuse Georgia Pettit

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