Une jolie vitrine sans mur de verre

Contact ontarois, une vitrine sans égal pour la culture francophone, offrant aux écoles et aux artistes la chance de se rencontrer, de jaser un brin et de laisser libre cours à la culture. Sans grand déploiement, la formule établit un contact direct, un pont entre les différents mondes francophones, leurs acteurs et le public.

Marc-Antoine Joly

Marc-Antoine Joly

Par Stéphane Lajoie, agent d’animation culturelle

Sur scène, les artistes ont une présence éphémère, un bref moment qui offre pourtant mille et un souvenirs. En l’espace de quelques chansons ou saynètes, ils doivent conquérir un public, faire passer un message au sein duquel promotion et culture font bon ménage.

On y découvre des artistes de la relève et d’autre qui n’ont plus besoin de lever le chapeau. Dans leurs cartons, les artistes trimballent leur petit bonheur, qu’ils aimeraient bien partager aux écoliers. Même s’il faut savoir miser juste, le jeu en vaut la chandelle.

JOLY rocke

À ce sommet culturel, un projet musical ayant pris naissance sur les rives du Chenail, a attiré mon attention. L’auteur-compositeur-interprète Marc-Antoine Joly, flanqué de son frère Simon à la batterie et de Frédéric Levac et Patrick Harrison au clavier et à la basse, est alors monté sur la scène du Shenkman, pour la première du projet musical JOLY.

« J’avais le goût de faire mes propres affaires, le goût de vivre de quoi qui venait de moi, a déclaré l’ancien du Sommet, lors du spectacle du 20 janvier. Ça faisait longtemps que j’y pensais, mais je ne prenais jamais le temps pour m’y donner à 100 %. »

Du rock avec de l’émotion et des paroles qui rappellent les essais et erreurs de la vie, l’expérience JOLY est sombre, mais avec une lueur enivrante au bout du tunnel. Avec des chansons qui explorent « les émotions au fond du baril », Marc-Antoine Joly captive l’auditoire, sans broyer du noir.

JOLY, l’album, sera lancé en avril prochain, l’aboutissement d’un travail de moine en studio et d’une introspection profonde. Influencé par la scène métal et les confessions emocore, le résultat frappe par une clarté vocale et une musique qui rehausse les propos, plutôt que de les enterrer.

« Il y a cette affection pour la scène métal qui se reflète dans les parole, et, aussi, j’avais le goût de le dire en français, a conclu Marc-Antoine Joly. Ça sortait tout seul et je me suis alors dit : pourquoi pas le faire ? »

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